voilà c'est tout est la suite, en tout point la suite et la fin, de ça va bien
dans la pluie glacée ? Mais il n'est pas du même auteur, parce qu'on n'est
jamais le même auteur, le curseur de l'angoisse et du rapport au temps se
déplaçant sans cesse, de même le curseur de l'amour. Et puis l'expérience de
l'époque ne pardonne pas à l'écriture, l'infléchit sans s'arrêter à elle, la
déchire. Une fois de plus je demande aux mots leur adresse pour aller, ne
serait-ce qu'une nuit, vivre avec eux. Je voudrais aussi être adroit comme eux,
but that's beyond my reach. Le mot est un mode du féminin, dont la fente n'est
pas au milieu, tout n'est qu'une question de contact alors que nous nous sentons
abandonnés. Donc ce livre représente, en cascade, la sorte de poésie que je
tente, bien loin de la sorte de poésie que j'espère.